L’aventurier (d’un autre temps)

June 22, 2016 dans Roman, Z'umeurs


Un auteur de fantasy (ou aspirant), songez-vous, doit lire de la fantasy s’il veut en écrire. Eh bien, pas obligatoirement… Gabriel Katz avoue n’avoir jamais lu un livre de ce genre avant de publier Le Puits des mémoires (prix Imaginales 2013 du meilleur roman francophone).
Pour ma part, je ne cache pas mon attachement à J.R.R. Tolkien, Sir Terry Pratchett ou Robin Hobb.
Mais il fut un temps où les deux derniers de cette liste étaient inconnus en France, et seuls les initiés connaissaient le premier. Pas de « fantasy » à cette époque, puisque de toute façon, même Conan le Cimmérien étant rangé au rayon SF.
— Oulala, mais tu es donc hyper vieux ? (Question à poser à la Karim Debbache dans Chroma)
— Yep, et même qu’Internet n’existait pas (*) et pour les dinosaures, je ne m’en souviens plus.
Les jeunes lecteurs, comme le Moi d’alors, pouvaient néanmoins s’immerger dans les aventures de Bob. Rien à voir avec une éponge rectangulaire. Et si dans l’histoire, il devait y avoir une éponge, ce serait plutôt Bill, William Ballantine, qui avait une faiblesse « patriotique » pour le whisky.
Bob Morane donc, faisait dans l’espionnage, l’exploration exotique, le voyage dans le temps et dans l’espace, et se baladait aussi dans des mondes parallèles. Il y avait de jolies filles, des méchants très imaginatifs, voire une combinaison des deux. Dépaysement garanti. J’ai fait un long bout de chemin avec les romans d’Henri Vernes, à travers 197 aventures (j’ai la liste). Même si pour certains critiques ces œuvres relèvent du roman de gare, elles m’ont apporté beaucoup d’émotions.
Ces lectures m’ont-elles inspiré ? Certainement, en ce qui concerne mon (tousse, tousse) premier (et unique) Livre dont vous êtes le héros, rédigé en sixième, et dans mes scénarios de JDR au collège. (Pauvres joueurs).
Si l’influence de Bob Morane se limite vraisemblablement à ces deux exemples, ce n’est pas pour cette raison que j’éprouve toujours pour lui une tendresse particulière. Ses aventures ont conforté mon goût de la lecture en m’apportant du plaisir, et ça, c’est bien la seule chose importante pour donner le goût de l’écriture.

(*) L’exploitation commerciale du Web a commencé début des années 1990.

Dans ma bulle

October 12, 2013 dans News, Z'umeurs

Quoi de neuf couché sur le papier ?
C’est encore un peu trop tôt pour le dévoiler, mais sachez que je ne bulle pas.
La preuve en image :

Petits papiers

August 29, 2012 dans Z'umeurs

Au début, il y avait la feuille. Puis, rapidement, toute une ramette, éparpillée, qui change de place spontanément (le plus souvent sous l’effet de la gravité ou d’un courant d’air). Chapitres, personnages, objets, chansons, bestiaire, l’histoire enfle, se nourrit d’elle-même. Sous l’impulsion du moment, l’idée doit être notée rapidement. Brouillonne, cela sera donc sur une feuille (recyclée), plus élaborée, ou si sa destination est incertaine, dans un carnet (j’en possède une collection dont je parlerai à une prochaine occasion).
Ceci fait, arrive le moment où il faut organiser ces informations, les trier, les mettre à jour. Si un tableur (type Calc) rend de bons services, j’avais envie d’essayer pour ma prochaine histoire de tester autre chose, un programme plus élégant : Papel. Son organisation graphique permet de créer des fiches pour les personnages, les objets, chapitres, etc. et d’organiser leurs icônes à volonté. Dans ma recherche actuelle, encore balbutiante, vous pouvez voir à gauche des personnages importants, à côté, des éléments à creuser (répertoire de chansons, géographie, civilisation). Les livres bruns et bleus concernent des chapitres déjà identifiés et des scènes clefs ; à ce stade, seuls les quatre premiers sont ordonnancés. Cet ordre peut être changé d’un clic, et on peut facilement, comme ici, composer des chronologies parallèles. Simple, cet outil (gratuit) devrait beaucoup m’aider dans la création de GCC, et m’éviter les avalanches feuillues !

La saison de l’écureuil

June 2, 2012 dans Z'umeurs

S’aventurer sur les sentes des Hautes-Vosges, c’est s’offrir une véritable cure de plaisir. Quel délice de laisser ces paysages laver de son esprit les scories du monde ordinaire !
Prêter l’oreille à chaque craquement, guetter du coin de l’œil le moindre mouvement, éprouver le roc ou la mousse… Autant de plaisirs dont je ne me lasse pas, surtout lorsqu’ils sont alliés au bonheur d’écrire, d’explorer de nouveaux territoires, au moins par l’esprit.
Durant ce nouveau séjour autour de Gérardmer, une petite créature aux grands yeux vifs a pris dans mon quotidien une place prépondérante, au point d’éclipser un peu les autres. Vous vous imaginez sans doute que je ne supporte pas l’excellente bière du Valtin malgré ma consommation très réduite ? Vous vous trompez, je ne parlais pas d’une rencontre avec des lutins ! (à ce sujet, je ne désespère pas). Bref.
En neuf randonnées, j’ai observé tout autant d’écureuils. Mes rencontres avec ces petits Yamakasis des arbres ont abouti à trois reprises à quelques échanges sonores. Non, je ne parle pas le squik-squik couramment, mais ils me répondent quand même.
La Nature envoie continuellement des signes que la plupart du temps nous ne savons plus interpréter. Et les écureuils dans tout ça ? Simple, ils sont prévoyants et font des provisions !
Comme grignoter des pommes de pin ou entasser des glands ne me disait rien, j’ai amassé de belles images de forêts, des ondes positives captées aux sommets des montagnes et des morceaux d’histoires pour un nouveau roman.
Or, cela ne suffisait pas à combler mes réserves. Je me suis donc rendu à Épinal, en ce premier jour des Imaginales, pour assister à leurs savoureuses conférences et rencontrer de sympathiques auteurs (notamment Céline Guillaume, Nadia Coste, Emmanuelle Nuncq). L’occasion d’entasser de nouvelles et précieuses noisettes !
C’est bon d’être un écureuil.

Fées à Gao-go

February 16, 2012 dans Z'umeurs


Cette histoire se déroule il y a longtemps, dans un lointain royaume -vriiip- non, c’était en 2008, dans un resto à Mont-Saint-Martin. Une charmante étudiante nous aborde pour nous vendre des agendas au moins aussi charmants qu’elle, illustrés de lutins et mignonnes fées. Je craque pour les deux (mais n’en obtiens qu’un). 2012, je redécouvre ce trésor oublié dans un tiroir (l’agenda pas l’étudiante). Je ne l’ai presque pas utilisé, les dessins sont trop beaux. Mais qui en est l’auteur ? Un petit “Gao” est noté discrètement. Internet est mon ami et me déniche ce site : http://lemondedegao.blogspot.com/. Prise de contact avec ce dessinateur talentueux, échange de courriers en vue d’acheter son sketchbook, contenant une petite compilation de ses œuvres féeriques très inspirées et inspirantes ! Y a des connexions avec Ódla ! À l’arrivée du fameux bouquin, une superbe dédicace que je ne peux m’empêcher de vous présenter. Encore merci à lui !

Frais et goûteux !

January 27, 2012 dans Z'umeurs

Le carton pèse plus de 10 kg (mon éditeur fait de la musculation) et est presque intact (un examen minutieux ne révélera -ouf- aucun dommage). Il contient les choses les plus extraordinaires jamais imaginées par un écrivain débutant : ses propres livres, en 3D, sans lunettes (sauf celles qui corrigent mon affreuse myopie). Passé l’instant d’éblouissement, essentiellement occasionné par cette incroyable couleur verte de la couverture, j’ose glisser une main sur la tranche, risquer une caresse sur le papier, puis des palpations jusqu’au fond du carton, dont je vous épargnerai les détails pour ne pas risquer la censure. Dans le lot, je compte déjà l’exemplaire destiné à la presse, mes exemplaires d’auteur et ceux des précommandes de mes amis. Encore merci ! Je suis père d’une belle portée.
Mais déjà, je songe avec angoisse au jour où mes petits me quitteront, dédicace après dédicace, ou pour de modestes présents. Et si je les gardais tous ? Mes précieux romans…