Bookstock, salon à domicile

Bookstock est un joli nom qui m’évoque une grosse pile de livres… D’autres penseront à des h

L’aventurier (d’un autre temps)

Un auteur de fantasy (ou aspirant), songez-vous, doit lire de la fantasy s’il veut en écrire. Eh

Imaginales revigorantes

Écrire que le festival des Imaginales demeure LE rendez-vous incontournable de l’année est un po

 

Bookstock, salon à domicile

August 21, 2016 dans News

Bookstock est un joli nom qui m’évoque une grosse pile de livres… D’autres penseront à des hippies dans la boue et à de la musique. Il y aura bien de la musique à Sarrebourg et… des écrivains (plus ou moins chevelus). Les seules créatures fantastiques aperçues seront donc issues de l’imaginaire de leurs auteurs.
Ce salon, dont c’est la première édition, mêlera livres et concerts le temps d’une journée, au centre socioculturel. Autrement dit, cette expérience inédite sera pour moi un salon à domicile. Deux excellentes raisons pour lesquelles je sortirai de mon trou de hobbit pour dédicacer sur place Fées à la chaîne et discuter de tout ce qui se passe entre deux pages.
Rendez-vous à Sarrebourg le 18 septembre 2016.
Infos supplémentaires

L’aventurier (d’un autre temps)

June 22, 2016 dans Roman, Z'umeurs


Un auteur de fantasy (ou aspirant), songez-vous, doit lire de la fantasy s’il veut en écrire. Eh bien, pas obligatoirement… Gabriel Katz avoue n’avoir jamais lu un livre de ce genre avant de publier Le Puits des mémoires (prix Imaginales 2013 du meilleur roman francophone).
Pour ma part, je ne cache pas mon attachement à J.R.R. Tolkien, Sir Terry Pratchett ou Robin Hobb.
Mais il fut un temps où les deux derniers de cette liste étaient inconnus en France, et seuls les initiés connaissaient le premier. Pas de « fantasy » à cette époque, puisque de toute façon, même Conan le Cimmérien étant rangé au rayon SF.
— Oulala, mais tu es donc hyper vieux ? (Question à poser à la Karim Debbache dans Chroma)
— Yep, et même qu’Internet n’existait pas (*) et pour les dinosaures, je ne m’en souviens plus.
Les jeunes lecteurs, comme le Moi d’alors, pouvaient néanmoins s’immerger dans les aventures de Bob. Rien à voir avec une éponge rectangulaire. Et si dans l’histoire, il devait y avoir une éponge, ce serait plutôt Bill, William Ballantine, qui avait une faiblesse « patriotique » pour le whisky.
Bob Morane donc, faisait dans l’espionnage, l’exploration exotique, le voyage dans le temps et dans l’espace, et se baladait aussi dans des mondes parallèles. Il y avait de jolies filles, des méchants très imaginatifs, voire une combinaison des deux. Dépaysement garanti. J’ai fait un long bout de chemin avec les romans d’Henri Vernes, à travers 197 aventures (j’ai la liste). Même si pour certains critiques ces œuvres relèvent du roman de gare, elles m’ont apporté beaucoup d’émotions.
Ces lectures m’ont-elles inspiré ? Certainement, en ce qui concerne mon (tousse, tousse) premier (et unique) Livre dont vous êtes le héros, rédigé en sixième, et dans mes scénarios de JDR au collège. (Pauvres joueurs).
Si l’influence de Bob Morane se limite vraisemblablement à ces deux exemples, ce n’est pas pour cette raison que j’éprouve toujours pour lui une tendresse particulière. Ses aventures ont conforté mon goût de la lecture en m’apportant du plaisir, et ça, c’est bien la seule chose importante pour donner le goût de l’écriture.

(*) L’exploitation commerciale du Web a commencé début des années 1990.

Imaginales revigorantes

May 29, 2016 dans News


Écrire que le festival des Imaginales demeure LE rendez-vous incontournable de l’année est un poncif, mais je ne m’en excuserai pas. Cette édition 2016, réduite pour ma part au vendredi, m’a fait beaucoup de bien. Et peut-être même davantage, seul le futur en décidera.
Rien ne valait un café littéraire pour commencer la journée. Animé par Sylvie Miller,« Écrire des histoires… devenir écrivain professionnel » réunissait Samantha Bailly, Lionel Davoust, Johan Heliot et Jean-Luc Marcastel. Beaucoup d’humour, de franc-parler et d’expériences partagées… Des moments où je pouvais me reconnaître, comme « le chaton » de Lionel, attiré (déconcentré) par tout ce qui brille – ô comme internet brille fort ! Des constats aussi, qui ont valeur d’encouragement pour entretenir au quotidien le muscle de l’écriture. J’ai poursuivi un peu plus tard cette conversation auprès de Lionel qui possède, si j’ai bien compris, un écran surdimensionné pour ne pas voir ses goodies et autres objets « brillants » et compte ses connexions intempestives à internet à l’aide de trombones. Un jour, peut-être aurais-je autant de volonté que lui, mais en attendant, le mieux pour moi est de couper le Réseau à la source.
La Bulle du livre offre la possibilité de rencontrer des amis, bullant au gré des travées, ou accrochés à leur stand, capitaines bravant le flot des visiteurs. Elle permet de discuter avec des auteurs dont j’apprécie le travail, ou de nouveaux, dont je me réjouis de découvrir la plume et leurs univers. Ou encore, fin du fin, de discuter de ses couvertures moches… Ça console un petit peu.
Pour mon retour dans la mare, j’arborai fièrement la broderie d’un batracien, réalisée par ma tendre moitié. Car le festival est une extension naturelle de CoCyclics, et les occasions de coasser d’autres grenouilles, pardon croiser d’autres grenouilles, sont nombreuses. On y dévoile nos pseudos, nos avatars, nos infos sur les auteurs qu’on a vu s’échapper telles des anguilles vers la buvette (ou les lieux d’aisance) ou ceux dont la place reste désespérément vide malgré les promesses des libraires (ou leurs aveux d’impuissance). Ces manqués n’ont pas d’importance. Tôt ou tard, ils reviendront ici. ;-)

La plus belle page dans la vie d’un écrivain

May 8, 2016 dans News

Nom de Zeus ! Un an est passé depuis mon dernier article sur ce blog. Si je pouvais voyager dans le temps, je… ne changerais rien du tout. J’ai pourtant peu travaillé sur mes histoires.
Une fois achevé le premier jet du premier tome de GCC, j’ai esquissé les grandes lignes de AR4 (ah, tous ces noms de code, comme cela est romanesque !). Eh oui, esquissé malheureusement, avec de nombreux faux départs (voire de reboot : là, je parle davantage de moi que de ces nouvelles aventures d’Arha).
Pourtant je suis fier de la page écrite depuis un an (Une page en une année ? Mais quel fainéant). Une page écrite à quatre mains (Rooo, mais en plus, on l’aidait !), la plus belle page qu’un écrivain puisse concevoir dans sa vie. Grâce au pouvoir d’un anneau, (moui, techniquement deux), ma destinée est désormais entrelacée amoureusement à celle d’Amandine, dans notre cocon plein de fantasy.
Cette page écrite, le nid un peu retapé, AR4 se faisait à nouveau entendre dans un recoin de mon palais mental. Ajoutons l’aide de ma muse personnelle qui ébauche les contours de ce nouveau monde à la pointe du crayon et une flopée d’encouragements. Toutes les conditions étaient réunies pour qu’Arha confirme son retour.

Trolls, licornes et grenouilles : Imaginales 2015

May 31, 2015 dans News


De belles rencontres pour cette édition des Imaginales, notamment grâce à deux grenouilles de Cocyclics, Conteuse et Sycophante. J’ai rencontré Syven, créatrice de la mare (ou d’une belle utopie, pour citer Conteuse), Siècle Vaëlban (une de mes beta-lectrices de La Fée de la Mousse), et beaucoup d’autres grenouilles dont je ne connaissais que le pseudo. Des rencontres charmantes, touchantes quand le nom d’un de mes romans était cité spontanément, et toujours trop brèves.
Côté acquisitions, je me suis montré très raisonnable (pour ceux que ça intéresse, l’astuce consiste à ne plus retourner dans la bulle du livre !). J’ai renoué avec des auteurs de mon adolescence et fait de nouvelles rencontres. Une constatation que j’ai à nouveau vérifié avec un peu de tristesse : certains « grands anciens » (non, Lovecraft n’est pas revenu d’entre les morts), ne se foulent pas en matière de dédicaces malgré nos échanges. Le « bonne lecture » tout sec progresse. La plus belle bafouille me vient donc d’un jeune auteur, rendu (presque) oisif grâce à son succès et la pénurie de ses livres, Jean-Sébastien Guillermou, mon camarade de l’imaginaire (et non camarade imaginaire).
Le salon est également l’occasion d’échanger avec des éditeurs, des collègues, des lecteurs et d’assister à des conférences (merci à ActuSF d’immortaliser ces rencontres).
Mon coup de cœur : l’entretien mené par Stéphanie Nicot avec la chamane de la fantasy, la plus grande dame du genre, Robin Hobb. Une heure de plaisir avant de reprendre la route, le cœur réjoui par cette belle journée, et l’esprit plus décidé que jamais à poursuivre l’exploration de ces mondes imaginaires.

Imaginaire sous le suaire

March 13, 2015 dans News


« DÉSORMAIS, SIR TERRY, NOUS DEVONS MARCHER ENSEMBLE », a dit la Mort, jeudi 12 mars 2015, en début d’après-midi (et quelqu’un l’a fort opportunément retranscrit sur le compte Twitter de l’auteur.)
Puis plus tard : « Terry a pris le bras de la Mort et l’a suivi à travers les portes et dans le désert noir sous la nuit éternelle. » Avant, un dernier message : « THE END ».
Les fans de Terry Pratchett sont orphelins. Une bouffée de panique a dû les envahir à cette annonce, j’ai suffoqué. L’histoire du Disque-Monde s’arrête là. Oooooook ! Je n’aurai jamais la chance de le rencontrer.
Si Tolkien m’a donné envie d’écrire de la fantasy, Terry Pratchett m’a montré la manière d’y parvenir. Je me rappelle tout aussi bien mon émerveillement à la lecture du Peuple du tapis que de mon incrédulité. « Ah bon ? A-t-on vraiment le droit d’écrire ainsi, d’être aussi drôle ? » Il y avait forcément une loi quelque part, rédigée par des gens de lettres imbus de leurs propres mots, pour l’interdire. Incroyablement, non.
Terry Pratchett a donc libéré ma plume et il entretient cet état de grâce à chaque lecture ou relecture.
Quand mon premier roman a été publié de manière cryptique, malgré son indigence éditoriale, malgré ma maladresse de débutant, il a su enthousiasmer nombre de ses lecteurs. Peut-être même un peu trop puisqu’un commentaire posté sur un forum me décrivait comme « le successeur de Terry Pratchett ». Commentaire auquel on répondit : « Hérésie. » Je ne peux qu’être d’accord, tant pis pour mon orgueil. Personne ne peut décemment se prétendre le successeur de cet écrivain aussi drôle, observateur, magicien qu’humaniste. Sauf à oublier de prendre ses pilules.
Je préfère croire que Terry Pratchett laisse des héritiers, une multitude, durant des générations, tout comme Tolkien continue d’inspirer.
Dans ma peine, je me réjouis que Sir Terry ait connu une fin paisible chez lui, avec son chat, entouré par sa famille, conscient de l’amour des siens, conscient de l’amour que lui portent ses millions admirateurs. Ses héritiers, ses livres, lui vaudront l’immortalité de son souvenir.

Deux semaines plus tôt, le 27 février précisément, une autre part de mon imaginaire disparaissait avec la personne de Léonard Nimoy. Le grand rôle de sa vie, pour le pire et le meilleur, était celui de M. Spock, l’officier scientifique à demi-vulcain de Star Trek. Il était mon personnage préféré de la série classique avec le Dr McCoy. Sa logique, sa prise vulcaine, ses pouvoirs m’ont émerveillé étant enfant. Plus tard, j’ai pu apprécier la profondeur de ce personnage, la philosophie vulcaine, magnifique de tolérance, l’Idic (Infinie diversité en d’infinies combinaisons. Mon parcours scientifique ne lui est pas complètement étranger.
Par respect pour sa mémoire, ne me parlez pas d’ersatz abramsienne. Léonard Nimoy était Spock.