Désert dentaire

Ah, toutes ces matinées au réveil précoce, et ses siestes ratées ! J’ai compté dix-neuf p

Petits ruisseaux et métronome

Et si tous ces petits caractères entassés jour après jour n’étaient pas si négligeables ?

À la recherche… d’Arha

Il n’existe pas plus fantastique bouleversement dans sa vie que l’arrivée d’un enfant. Là, j

 

Désert dentaire

August 2, 2019 dans News

Ah, toutes ces matinées au réveil précoce, et ses siestes ratées ! J’ai compté dix-neuf petites cessions d’écriture sur trente et un jours, dont quatre rattrapées grâce à d’autres créneaux horaires. Elles m’ont permis d’avancer Arha 4 de 45 400 caractères. C’est moins qu’en juin, mais mieux qu’imaginé. Toujours pas de dents à l’horizon, mais la fin du premier jet de ce roman se rapproche. Peut-être pour la rentrée ?

Petits ruisseaux et métronome

July 14, 2019 dans News

Et si tous ces petits caractères entassés jour après jour n’étaient pas si négligeables ? Dans les conditions détaillées dans mon précédent message, j’ai pu écrire 20 jours sur 30. Soit, à ma grande surprise, 58 000 signes de plus pour cette nouvelle aventure d’Arha. Je parle là de texte brut, non relu, mais qui a le mérite de faire avancer l’histoire, d’explorer des pistes, de figer certaines idées… Jusqu’à ce qu’une relecture en décide autrement.

Cette (relative) régularité a également le mérite de garder l’histoire bien vivante dans un coin de sa tête. Que trois jours séparent des plages d’écriture et l’immersion est moins aisée, moins rapide.
La fin de ce tome 4 se rapproche.
Ondine fera-t-elle ses siestes ?

À la recherche… d’Arha

June 12, 2019 dans News, Roman

Il n’existe pas plus fantastique bouleversement dans sa vie que l’arrivée d’un enfant. Là, je ne parle pas d’une nouvelle publication mais bien de la mignonne petite chose qui bave et gazouille et qu’on ne porte qu’avec mille précautions. Un univers à peu près réglé s’effondre.

Comment continuer à écrire quand se combinent très courtes nuits, travail prenant, couches et long hiver microbeux ? J’avais déjà eu quelques réponses à cette question, autre que « oublie ! ». Nadia Coste sur son blog en livraient généreusement certaines. Comme « sautez sur toutes les occasions ». Profitant de longs moments dans une salle d’attente (en rapport avec le long hiver), j’ai posé les jalons manquants à la fin du tome 4 des aventures d’Arha.
Fin avril, j’ai rencontré Nadia sur son stand de Trolls et Légendes, le plus merveilleux salon que je connaisse. [Aparté on] : venir au salon avec un pioupiou est une horrible idée. Trop de monde, de bruit, de chaleur. Notre pioupiou a donc expérimenté pour la première fois la vie chez papi et mamie.
[Aparté of]
La sympathique auteur des Feydelins (et quantité d’autres ouvrages) m’a raconté ses soucis alors qu’elle était jeune maman. J’ai réussi (un tout petit peu) à relativiser. J’espère que tous ses conseils d’écriture (disponibles sur son blog) seront bientôt publiés.
Régis Goddyn, l’auteur du récent L’Ensorceleur des choses menues, rencontré aux Imaginales, m’a confié avoir eu quatre bébés. Et avoir adopté un rythme d’écriture tenant compte de cet état chronophage. Il écrit donc de 22h30 à 2h… Et se lève à six. Un surhomme. Il a sûrement du sang bleu dans les veines.
À mon tour, je me suis cherché un créneau, que je puisse suivre avec assiduité : la sieste de notre pioupioute le matin, avant d’être conduite à la crèche par mes soins. En mai, j’ai écrit 27 jours sur 31. Très encourageant. Le côté aléatoire de cette entreprise n’échappera toutefois pas aux parents. À suivre.

À la recherche de John Howe

May 27, 2018 dans News, Roman

À l’instar de John Howe parti À la recherche du Hobbit (indispensable documentaire d’Arte disponible en VOD et DVD), je suis venu à ces Imaginales 2018 dans l’espoir de rencontrer ce maître de l’imaginaire. Pour autant que je me souvienne, j’ai mémorisé son nom en 1994 grâce à un collègue en première année de fac qui avait un poster de l’impressionnante Tour Sombre. Sans doute avais-je déjà croisé du « John Howe » avant sans le savoir, l’artiste ayant illustré quantité de jeux et moi-même je nageotais dans la sphère rôliste. C’était avant Internet (rooo, mais l’horreur !) et Peter Jackson. L’artiste s’est encore épanoui tout au long de ces années (contrairement à PJ) et a su rester d’une modestie aussi grande que son talent (idem commentaire précédent). Croyez-vous pour autant que cette attitude aide à converser une fois le miracle accompli ?
Annoncé initialement vendredi toute la journée, John Howe n’est finalement venu que le soir inaugurer son exposition à la bibliothèque. Premier loupé donc, même si la conférence sur Les mondes rétro-futuristes m’a fait rêver et que Lauric Guillaud et Jean-Luc Marcastel m’ont bien fait rire avec leur « dino porn ». J’ai également apprécié d’entendre Floriane Soulas à l’intéressante personnalité.

Shit happens

Retour aux Imaginales samedi vers 11h30 après une matinée qui ressemble à celle d’Arha, mon héros favori. Bref pour faire court, beaucoup de poisse ! Shit happens ! Comme nous l’apprendra Léo Henry durant la conférence « Écrire de la fantasy… et faire le choix du picaresque ».

Et là, à peine de temps de réaliser, John Howe nous dépasse déjà, une bouteille à la main, vers une destination inconnue (ou le coffre de sa voiture). De bon augure, non ? Une demi-heure après, il apparaît à nouveau, cette fois dans la bulle du livre, à la recherche de Robin Hobb. Anonyme, sa casquette Weta vissée sur sa tête, tee-shirt à têtes de mort fantomatiques, au milieu de la foule. Il filme un peu celle dont il a signé des couvertures avec son smartphone, puis c’est l’accolade, la rencontre de deux géants. Extase de fan.
Je le suis… heu discrètement. Se rendra-t-il à son stand de dédicaces ? Non. Il s’assoit finalement sur un mur
et discute tranquillement. Quelqu’un lui demande de lui signer le programme des Imaginales. Un autre une photo.
Et j’ai son livre entre mes mains qui me brûle la paume. Respecter l’intimité d’une personne, sa tranquillité, me paraît être une règle impossible à transgresser. Pourtant… après moult atermoiement, je craque. Après nos excuses -mon épouse est tout aussi émue que moi- nous lui faisons part de notre admiration pour son travail. Bredouillons une demande de dédicaces…

— Les Lutins ? demande-t-il en redressant la tête avec cet air pensif si caractéristique et il s’exécute.

Joie. J’aurais aimé discuter avec lui, lui parler de son admirable idée des arbres, qui fossilisent le temps… Mais non, mon cerveau est parti en courant… Misère.

Rencontrer John Howe, c’est un peu comme rencontrer Tolkien. Et je suis convaincu que John Howe est bien plus sympa ! Bien sûr, l’œuvre de John Howe ne se limite pas au Seigneur des anneaux et au Hobbit, mais il a tellement alimenté ces univers avec talent qu’ils sont aussi un peu les siens.

Les Imaginales 2018, ce sont d’autres de belles rencontres et des questions qui demeurent en suspens. Dans la file pour Jean-Philippe Jaworski (que je lirai prochainement), cachée derrière la file Robin Hobb, j’ai eu tellement chaud que j’en ai oublié ma question suite à la conférence « Écrire de la fantasy… Et faire le choix du picaresque ! ». La voilà, cher voisin nancéien : appréciez-vous l’univers de Terry Pratchett puisque vous avez l’air de jouer à Discworld ?

J’ai beaucoup aimé la réflexion d’Al Robertson sur la technologie qu’on utilise et qui nous utilise, telle une marionnette maléfique dans « Destination les étoiles… Ou juste le système solaire ».

Quelques distinctions (virtuelles) que j’aimerais attribuer pour finir :

— Camille Leboulanger, pour sa dédicace la plus inspirée ;
— Fabien Clavel, pour son esprit chevaleresque (il a donné une chaise à Amandine et son joli ventre rond) ;
— Alexis Flamand, pour son excellent goût en matière vestimentaire (puisqu’il a apprécié mon tee-shirt sur lequel on pouvait lire « Read books not t-shirts »).

Bookstock, salon à domicile

August 21, 2016 dans News

Bookstock est un joli nom qui m’évoque une grosse pile de livres… D’autres penseront à des hippies dans la boue et à de la musique. Il y aura bien de la musique à Sarrebourg et… des écrivains (plus ou moins chevelus). Les seules créatures fantastiques aperçues seront donc issues de l’imaginaire de leurs auteurs.
Ce salon, dont c’est la première édition, mêlera livres et concerts le temps d’une journée, au centre socioculturel. Autrement dit, cette expérience inédite sera pour moi un salon à domicile. Deux excellentes raisons pour lesquelles je sortirai de mon trou de hobbit pour dédicacer sur place Fées à la chaîne et discuter de tout ce qui se passe entre deux pages.
Rendez-vous à Sarrebourg le 18 septembre 2016.
Infos supplémentaires

L’aventurier (d’un autre temps)

June 22, 2016 dans Roman, Z'umeurs


Un auteur de fantasy (ou aspirant), songez-vous, doit lire de la fantasy s’il veut en écrire. Eh bien, pas obligatoirement… Gabriel Katz avoue n’avoir jamais lu un livre de ce genre avant de publier Le Puits des mémoires (prix Imaginales 2013 du meilleur roman francophone).
Pour ma part, je ne cache pas mon attachement à J.R.R. Tolkien, Sir Terry Pratchett ou Robin Hobb.
Mais il fut un temps où les deux derniers de cette liste étaient inconnus en France, et seuls les initiés connaissaient le premier. Pas de « fantasy » à cette époque, puisque de toute façon, même Conan le Cimmérien étant rangé au rayon SF.
— Oulala, mais tu es donc hyper vieux ? (Question à poser à la Karim Debbache dans Chroma)
— Yep, et même qu’Internet n’existait pas (*) et pour les dinosaures, je ne m’en souviens plus.
Les jeunes lecteurs, comme le Moi d’alors, pouvaient néanmoins s’immerger dans les aventures de Bob. Rien à voir avec une éponge rectangulaire. Et si dans l’histoire, il devait y avoir une éponge, ce serait plutôt Bill, William Ballantine, qui avait une faiblesse « patriotique » pour le whisky.
Bob Morane donc, faisait dans l’espionnage, l’exploration exotique, le voyage dans le temps et dans l’espace, et se baladait aussi dans des mondes parallèles. Il y avait de jolies filles, des méchants très imaginatifs, voire une combinaison des deux. Dépaysement garanti. J’ai fait un long bout de chemin avec les romans d’Henri Vernes, à travers 197 aventures (j’ai la liste). Même si pour certains critiques ces œuvres relèvent du roman de gare, elles m’ont apporté beaucoup d’émotions.
Ces lectures m’ont-elles inspiré ? Certainement, en ce qui concerne mon (tousse, tousse) premier (et unique) Livre dont vous êtes le héros, rédigé en sixième, et dans mes scénarios de JDR au collège. (Pauvres joueurs).
Si l’influence de Bob Morane se limite vraisemblablement à ces deux exemples, ce n’est pas pour cette raison que j’éprouve toujours pour lui une tendresse particulière. Ses aventures ont conforté mon goût de la lecture en m’apportant du plaisir, et ça, c’est bien la seule chose importante pour donner le goût de l’écriture.

(*) L’exploitation commerciale du Web a commencé début des années 1990.